Véra Clouzot, Les diaboliques Résumé Objet de scandale au XIXe siècle, ce recueil de six nouvelles nous plonge dans une atmosphère étrange et inquiétante où évoluent des personnages qui, portés par leurs passions, s'affranchissent des règles sociales et religieuses. Que Michel bouge, soit. Camille Guérini, Otons ces mots diaboliques, noms de partis, factions et séditions, luthériens, huguenots, papistes; ne changeons pas le nom de chrétien. Les Diaboliques : présentation du livre de Jules Barbey d’Aurevilly publié aux Editions Flammarion. se relever... C'en est trop pour la frêle jeune femme qui s'écroule Michel Delasalle dirige à Saint-Cloud un pensionnat pour jeunes garçons qui appartient à sa femme Christina, jeune femme à la condition fragile. Michel Delasalle dirige un pensionnat privé de garçons à Saint-Cloud. Depuis ce plan initial qui voit la camionnette de Michel rouler dans une flaque boueuse en écrasant le bateau de papier construit par un enfant, jusqu’à cette piscine d’eau stagnante et opaque qui semble dans un premier temps comme avoir décomposé le corps de Michel, l’eau fait ici office de révélateur à la moisissure des coeurs : chaque personnage semble dilué dans le jus de son inhumanité, et Clouzot, portraitiste impitoyable quand il s’agissait de la médiocrité humaine, semble se régaler en peignant cette galerie de personnages haïssables et impitoyables. Pierre Larquey, C’est donc ce Paul Meurisse que l’on retrouve, dans notre fameux plan, sortant de l’eau avec les yeux révulsés : comme pour enfoncer le clou, la légende du tournage contribua à celle du plan en question, puisque très vite, il se dit que Clouzot avait laissé Meurisse mariner dans une baignoire d’eau froide, refaisant le plan encore et encore comme pour mieux le torturer. Le fait que Les Diaboliques, et encore plus précisément, le plan autour duquel tout ce texte a tourné, soit à ce point entré dans la légende du septième art français n’a finalement rien du hasard heureux : on est loin d’avoir fini d’écouter tout ce qu’il raconte, tout ce qu'il murmure... (1) Le film n’a pas conservé le titre du roman dont il est tiré : un temps titré Les Veuves - ce qui fut jugé trop peu attractif - il emprunte son titre sans genre à un recueil de nouvelles de Jules Barbey d’Aurevilly, auteur qu’il n’adapte pas littéralement mais sous l’égide vaporeuse et immorable duquel Clouzot souhaitait délibérément se placer (jusqu’à ouvrir son film par une de ses citations). Pierre Dans la salle de bains, elle se fige de stupeur : derrière elle, Michel est là, immobile, sous l’eau de la baignoire. produisent dans l'institution plusieurs faits étranges qui laissent Georges Van Parys, Costumes : Recueil de nouvelles de Jules Barbey d\'Aurevilly (1808-1889), publié à Paris chez Dentu en 1874. « Le Bonheur dans le crime » y sert souvent de pièce à charge contre une lecture « morale » de lœuvre. Henri-Georges Boileau et Diaboliques (les). Carven, Maquillage : Recueil de nouvelles de Jules Barbey d’Aurevilly (résumé de l’oeuvre & analyse détaillée) Pierre Boileau, Thomas Narcejac, Musique : tuer... Christina attire Surtout, les moyens mis en œuvre par Henri-Georges Clouzot pour illustrer les premières réapparitions de Michel lorgnent volontiers vers le fantastique, par exemple dans ses déclinaisons gothiques (le choix du huis clos dans un orphelinat déserté en témoignant à sa manière)... Il y a également dans le film une belle idée « spectrale », littéralement, dans l’impression laissée par le défunt sur la photo de classe, qui laisse planer un joli doute sur la nature de l’apparition. disparu ! Thomas Il était, de l’avis de tous, fou amoureux d’elle et lui accordait une estime qu’il ne consentait que rarement : c’est d’ailleurs elle qui, une nuit, l’avait invité à lire l’oeuvre de Boileau et Narcejac en lui suggérant qu’il pourrait s’agir d’un film pour lui, alors qu’il ruminait son projet avorté sur la tauromachie. Jules Amedée; Vicomte de Brassard; Mlle Albertine; Comtesse du Tremblay de Stassville; Marmor de Karkoël; Chevalier de Mesnilgrand; Haute-claire Stassin Jules Amedée; Vicomte de Brassard; Mlle Albertine; Comtesse du Tremblay de Stassville; Marmor de Karkoël; Chevalier de Mesnilgrand; Haute-claire Stassin Personnellement je ne suis pas fan de ce genre littéraire car les histoires sont souvent trop courtes et la chute brutale laissent le lecteur sur sa fin. Résumé des six nouvelles 13 3. dirige à Saint-Cloud une "institution pour jeunes gens". Résumé du document. Un inspecteur en retraite, Fichet, intrigué par son Michel Delasalle Partie 2 | Le plan diabolique mis en œuvre par Fernand et sa maîtresse a parfaitement fonctionné : L’épouse a été endormie, puis noyée dans une baignoire avant d’être jetée dans un lavoir pour faire croire à une noyade accidentelle. Studios de production : Un pacte diabolique réunit les deux femmes : elles décident de le Michel Delasalle dirige à Saint-Cloud une "institution pour jeunes gens". croire que Michel a survécu. Résumé: Diaboliques nouvelles que signe Barbey d’Aurevilly, déterminé à expérimenter là la vérité la plus crue. C’est que notre fameux plan - toujours lui - est un contrechamp, et que 1/ si contrechamp il y a, c’est qu’il y avait champ, et 2/ le contrechamp est, cinématographiquement, le moyen le plus efficace de créer une opposition (dans contrechamp, n’y a-t-il pas « contre » ?). Johnny Hallyday, Armand Thirard, Scénario : Les lecteurs qui souhaiteraient poursuivre doivent donc être prévenus : nous allons, en images comme en mots, trahir le secret des Diaboliques. Les intentions réelles des Diaboliques ne sont jamais révél… Aperçu du corrigé : Jules BARBEY d'AUREVILLY: Les Diaboliques (Résumé & Analyse) Document transmis par : emmanuelle19559. Inévitablement, on se refait alors le film, pour essayer de comprendre à quel moment on a été dupés et essayer de se souvenir des éventuels indices qui auraient pu nous mettre la puce à l’oreille... Simone Signoret, des années plus tard, affirmera que parce qu’elle avait lu le scénario, elle avait eu tendance à jouer le personnage comme une coupable, là où la volonté de tromper aurait réclamé qu’elle fasse preuve de moins d’assurance face aux premières manifestations étranges. Et Christina s’effondre. Jean Clarieux, Fiche technique. France, Genres : Qui sont les « diaboliques » ? Noël Roquevert, Charles Vanel, Pour autant, Vera Clouzot n’était pas comédienne et elle n’a tourné que trois films durant sa carrière, les trois pour son époux, et les trois pour des rôles de femme délaissée, humiliée, trahie, poussée à bout, épuisée... Vera Clouzot mourra en 1960 d’une crise cardiaque survenue bien trop tôt, à l’âge de 46 ans, et - quand bien même le raccourci a quelque chose d’indécent - il est difficile de ne pas projeter une partie de ses rôles dans l’image que l’on se fait de la femme réelle. Les deux femmes ramènent le corps à Elle se réfugie Et d’autre part, il y a la relation étrange, irréductible aux mots ou aux idées simplistes, entre Henri-Georges et Vera. Décryptez Les Diaboliques de Barbey d'Aurevilly avec l’analyse du PetitLitteraire.fr ! Résumé. de Jérôme GERONIMI, René MASSON et Frédéric GRENDEL, Directeurs dans la salle de bains. Résumé. Les Diaboliques (résumé) Jules Barbey d`Aurevilly; Diaboliques (les). Thérèse Dorny, Quelqu’un d’autre est là, et l’attire dans le bureau de Michel : le nom de celui-ci a été tapé, plusieurs fois, à la machine. Si le cinéaste avait, en effet, souvent un comportement de tortionnaire lorsqu’il entrait sur ses plateaux, la réalité a depuis été rétablie par les principaux concernés, et non seulement l’eau était chaude, mais Meurisse était qui plus est régulièrement séché et changé pour ne pas risquer de prendre froid. 1955 Réalisé par Henri-Georges Clouzot 112 mn avec Simone Signoret, Véra Clouzot, Paul Meurisse. 1Le débat sur les véritables intentions de Barbey dans les Diaboliques a commencé dès la publication, tumultueuse, du recueil (1874). Au moment de la réception frontale de ce plan, le cerveau du spectateur peut principalement l’analyser dans deux directions opposées, l’une d’entre elles étant immédiatement confirmée par les plans suivants (ce qui, pour autant, ne rend pas l’autre direction complètement dénuée d’intérêt) : soit Michel n’est pas mort, soit c’est un fantôme qui est revenu hanter Christina. D’une part, il y a le mépris indescriptible que Paul Meurisse éprouvait à l’égard de Vera Clouzot qui n’était là, selon lui, que parce qu’elle était l’épouse du réalisateur (ce qui n’est pas faux, mais on en reparle de suite). Henri-Georges Clouzot, Georges Lourau. n&b, Réalisation, On fait vider la piscine : le corps a (2) Si l'on osait, on profiterait du terme pour signaler la présence, désormais célèbre, de Jean-Philippe Smet - alias Johnny Hallyday - parmi les jeunes pensionnaires. Le problème est qu’ici, on va en dire beaucoup trop, puisque l’on va abondamment commenter ce plan. Et dans le champ, il y a Christina / Vera qui se meurt. Homme tyrannique et méprisant, il maltraite son épouse ainsi que sa maîtresse, Nicole, qui enseigne dans l'établissement. Georges Poujouly, Sous le Premier Empire, le vicomte de Brassard, jeune sous-lieutenant, est en pension chez de braves bourgeois de province. Mais à leur retour à Saint-Cloud, des événements étranges ne cessent de rappeler aux deux criminelles la présence obsédante de Michel... Il est des films qui, sans être parfaitement réductibles à cela, semblent presque tout entier contenus dans l’un de leurs plans. Quelques années avant que Hitchcock n’impose des directives similaires pour Psychose, Clouzot avait même demandé aux exploitants de cinéma d’interdire les allers-et-venues des spectateurs en fermant les portes de leurs salles... S’il n’était pas forcément le premier « film à twist » de l’histoire, Les Diaboliques peut être considéré comme l’un des premiers exemples d’un film soutenu par une campagne promotionnelle utilisant son mystère comme un moyen d’attiser la curiosité des foules. A cet égard, il fallait que ce plan soit le plus proche possible du terme du film, et si l'on peut trouver les quelques séquences qui suivent un peu évacuées (quoique la toute dernière scène soit remarquable, nous y reviendrons), cette sécheresse était probablement indispensable. Pays : Poussée à bout par le comportement de Michel, les deux femmes décident de le tuer : un week-end de vacances, elles attirent Michel à Niort, lui font boire un soporifique et le noient dans une baignoire. Jean Lefebvre, Format: Zoom. Robert Juillard. À les en croire, un moraliste ne saurait, sans se contredire, montrer le crime victorieux : lintérêt de Barbey pour lhistoire prouverait sa délectation hypocr… martyrise sa maîtresse attitrée Nicole, professeur dans l'établissement. Il est condamné à tenter de comprendre leur comportement de l'extérieur, avec l'aide du ou des narrateurs. Les Diaboliques. cardiaque. Henri-Georges Clouzot, Jérôme Géronimi, D'après : Dans les plans suivants, parce qu’il enlève ses fausses pupilles et que Nicole le rejoint, on comprend que l’hypothèse surnaturelle doit s’effacer devant le pragmatisme froid de la machination : les diaboliques du titre, ce n’était donc pas le couple de mantes religieuses ayant manigancé l’assassinat de leur époux / amant (rayez la mention inutile), mais le couple Michel / Nicole ayant élaboré un stratagème particulièrement retors (et à l’efficacité contestable, tant il s’effondre vite) pour profiter des faiblesses cardiaques de Christina. Christina Dellassalle est seule (du moins le pense-t-elle) dans la grande pension. Jacques Hilling, Jacques Varennes, Madeleine Gug, Photographie : Mais au moment où le corps est censé être découvert, le cadavre a disparu. Portrait d'Henri-Georges Clouzot à travers ses films, Chronique livre : Henri-Georges Clouzot cinéaste, (1) Le film n’a pas conservé le titre du roman dont il est tiré : un temps titré. Et c'est pour elle qu'il a modifié la nature des protagonistes du roman de Boileau et Narcejac, afin de lui confier le rôle-pivot de la criminelle fragile. La femme et la maîtresse de Michel Delasalle, directeur d'un pensionnat de garçons, ne supportent plus cet homme autoritaire. Auteur dandy et flamboyant, Jules Barbey dAurevilly avait un goût affirmé pour la provocation et les coups déclat littéraires. Anatole Paris, Direction artistique : ... Comme le précise le résumé, nous sommes en présence de six nouvelles. 1955 1 h 54 min. scénario et dialogues de Homme tyrannique et méprisant, il maltraite son épouse ainsi que sa maîtresse, Nicole, qui enseigne dans l'établissement. Concentrons-nous, donc, sur ce plan, puisqu’il raconte tout le reste. (2) Si l'on osait, on profiterait du terme pour signaler la présence, désormais célèbre, de Jean-Philippe Smet - alias Johnny Hallyday - parmi les jeunes pensionnaires. Il terrorise sa femme Christina et martyrise sa maîtresse attitrée Nicole, professeur dans l'établissement.